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 Jean BrodeurProfil : Jean Brodeur

Une quantité de données géographiques devenue accessible

Jean Brodeur rend les déplacements plus aisés au Canada, du moins, numériquement.

« Nous avons la responsabilité d’établir la cartographie numérique du pays », affirme Jean, chercheur au Centre d’information topographique de Sherbrooke (Québec) à Ressources naturelles Canada (RNCan). « L’information géographique étant complexe, nous travaillons à rendre l’utilisation des cartes conviviale pour l’individu moyen. »

Les renseignements sur la géographie physique peuvent aider les gens à prendre des décisions judicieuses dans divers domaines comme la santé, la gestion des terres ou la sécurité publique.

Une question de mots

Une carte contient des renseignements sur plusieurs détails du paysage, comme les chemins, les collines ou la végétation. De plus, ceux-ci peuvent porter des noms spécifiques à usage peu courant.

« Il faut aussi tenir compte du sens des mots. Si je dis "rivière", ce mot peut signifier différentes choses selon le contexte », affirme Jean.

Par exemple, vous pouvez nommer rivière le plan d’eau près de votre demeure, même si, techniquement, il correspond plutôt à la catégorie de ruisseau ou de canal d’irrigation, ou à un terme plus générique encore, le cours d’eau. Par conséquent, vous ne trouverez pas cette rivière dans une base de données géographique programmée pour reconnaître ce même plan d’eau en tant que ruisseau. Le facteur clé, selon Jean, consiste à choisir une terminologie accessible au public le plus vaste possible.

« Nous prévoyons que les gens
seront en mesure de faire à
l'avenir une recherche en
utilisant leur propre
vocabulaire et que leur
demande sera comprise
par les systèmes.»

Les questions terminologiques n’avaient pas une telle importance lorsque les cartes étaient en format papier, car elles étaient utilisées par des personnes ayant reçu une formation pour les lire et les comprendre. Mais maintenant qu’elles sont disponibles en format numérique et consultables au moyen d’une base de données, les gens ont besoin d’un moyen simple pour trouver ce qu’ils cherchent.

Jean prédit que les gens et les ordinateurs commenceront à mieux se comprendre sous peu. « Nous prévoyons que les gens seront en mesure de faire à l’avenir une recherche en utilisant leur propre vocabulaire et que leur demande sera comprise par les systèmes. »

Normes internationales

L’utilisation de l’information géographique existante dans un contexte différent s’avère complexe en raison de la diversité des cartes ayant chacune leur propre terminologie et usage. En fait, de nombreuses organisations au Canada, comme les organismes fédéraux et provinciaux et les entreprises privées, produisent des cartes en format numérique pour répondre à des buts distincts. Ceux-ci peuvent toucher tant le climat que la gestion de l’eau, la sécurité ou encore l’exploration des ressources naturelles. Si l’on tient compte de la diversité de langages, trouver, extraire, obtenir ou utiliser l’information devient de plus en plus difficile.

« Une partie de mon travail consiste à normaliser les méthodologies et le vocabulaire pour simplifier l’échange d’information géographique, dit Jean. Cela rend le savoir plus aisément transférable aux utilisateurs potentiels du monde entier et se traduit par des économies net en terme de temps et d’argent. »

L’apport de Jean à l’élaboration de normes permettra à des gens de tout genre de naviguer au Canada ou ailleurs dans le monde par le biais du Web. « Si les premiers utilisateurs seront les ministères, les données serviront à tous à la fin. »

Jean travaille tant au niveau national qu’international à établir une série de normes structurées pour l’information géographique numérique. Il est le responsable canadien de l’élaboration du profil nord-américain Métadonnées selon la norme ISO 19115:2003 sur l’information géographique, reconnu internationalement par la communauté d’information géographique.

Idées du milieu universitaire

Jean a fait des études en géomatique, la science de gestion de l’information géographique, et a obtenu son doctorat à l’Université Laval où il est maintenant professeur agrégé. Il affirme que ses recherches universitaires lui donnent souvent de nouvelles pistes à suivre pour son travail à la fonction publique.

« Je supervise quatre étudiants au doctorat. Le travail avec les étudiants de l’Université Laval présente des défis, car nous sommes toujours à réfléchir à de nouvelles approches ou innovations dans le domaine. Mais lorsque je suis à RNCan, je me concentre sur la façon dont nous pouvons mettre en œuvre ces nouvelles recherches pour aider les Canadiens à prendre les meilleures décisions, que ce soit les chauffeurs utilisant leur système de localisation GPS, les décideurs, les politiciens ou les premiers dirigeants. »


  • Suivant : Semra Gulder dit : « Je pense que le véritable tournant a été d'arriver à faire s'entendre divers organismes sur l'idée d'utiliser un moyen de communication normalisé lorsqu'ils ont à travailler ensemble. »
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